Pacs: l'hétéro boom
Article du 24/09/2008
2007 aura été une année record pour les signatures de pacs, avec 102.148* pactes civils de solidarité conclus, en progression de 32% par rapport à 2006.
De fin 1999 au 30 juin 2008, sur 444.783 pacs enregistrés, 387.006 étaient toujours en vigueur. L'Insee** note que depuis sa création, le taux moyen de dissolution du pacs reste stable, à 13%, soit beaucoup moins que le mariage (autour de 50%).
Un boom qui ne profite pas aux homos et aux lesbiennes. L'Insee indique que «la part des couples homosexuels parmi les signataires d'un pacs devient très minoritaire: de 25% en 2002, elle est réduite à 7% en 2006.» De janvier à juin 2008, 3.638 pacs ont été conclus par des homos et lesbiennes contre 56.114 par des hétérosexuels. Parmi ces 6% de partenariats de même sexe, 57% concernent des gays et 43% des lesbiennes. La mention obligatoire de l'identité du partenaire en marge de l'état civil depuis le 1er avril 2007 explique-t-elle ce résultat, en suscitant la crainte que l'orientation sexuelle soit découverte, ou bien faut-il considérer que le nombre d'homosexuels intéressés par cette forme d'union a atteint son apogée?
Suite à sa modernisation par la loi sur les successions, calquant cette union sur le modèle du mariage (la filiation et la pension de réversion en moins), le pacs est donc très attractif. Son succès prouve une fois de plus que le pacte, prévu à l'origine pour les droits du compagnon survivant d'un malade du sida et défendu par les homosexuels et les associations LGBT, est une mesure sociétale à caractère universel bien éloignée des prétendues visées communautaristes dénoncées par les anti-pacs.
* Sources: Sous-direction de la statistique, des études et de la documentation (SDSED) au 12 juillet 2008.
** Bilan démographique 2007 - Insee Première n°1170, janvier 2008.
Source: Têtu.com
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