Pour Michèle Alliot-Marie, les inquiétudes sur Edvige relèvent du «fantasme»
Article du 12/09/2008
Après les vives critiques du secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, et du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, Michèle Alliot-Marie a tenté de rassurer. La ministre de l'Intérieur, qui a toujours soutenu mordicus son projet, se trouve dans une position fort délicate depuis que Nicolas Sarkozy a fait mine de découvrir le dossier et s'en est emparé mardi.
Mais les déclarations de la ministre de l'Intérieur à la sortie du conseil des ministres, mercredi 10 septembre, font, au contraire, monter les inquiétudes d'un cran. En effet, selon MAM, «Jamais il n'a été question de ficher les préférences sexuelles ou l'état de santé des personnes. C'est de la désinformation.» Et de regretter: «J'ai sous-estimé le fantasme qui pouvait tourner autour de ce fichier des renseignements généraux.»
Or, comme Têtu l'avait souligné dès le début de l'affaire, le décret du 27 juin créant le fichier Edvige prévoit bien que les données relatives à la santé ou la vie sexuelle des personnes pourront être enregistrées. Le porte parole de l'UMP Frédéric Lefebvre aurait d'ailleurs précisé dans un communiqué qu'il fallait «clarifier deux points, sur la santé et l'orientation sexuelle qui n'ont rien à faire dans un tel fichier».
Michèle Alliot-Marie a généré une autre polémique: elle doit consulter, conformément aux ordres de Nicolas Sarkozy, «des personnes qualifiées» sur ce dossier... mais n'a toujours pas proposé de rendez-vous aux membres du collectif Non à Edvige, qui s'inquiète que la ministre ait «décidé d'exclure a priori les représentants des 800 organisations et des 140.000 signataires individuels» de sa pétition.
Source: Têtu.com
Retour