Delanoë contre-attaque sur les subventions aux associations LGBT
Article du 25/02/2008
S'exprimant, dimanche 24 février, sur Radio J et répondant aux attaques dont il a fait l'objet de la part d'Yvan Stefanovitch concernant le financement des associations juives et homosexuelles, Bertrand Delanoë a répliqué: «Depuis sept ans, il y a eu des aspects de chasse à l'homme contre moi.
[...] Il y a deux ans, des milieux proches de l'UMP ont dit que, par exemple, je distribuais des subventions extraordinaires au monde homosexuel; or ils n'arrêtent pas de reprendre des chiffres faux; les associations homosexuelles, notamment celles qui luttent contre le sida, étaient interdites de subventions en tant qu'homosexuelles avant 2001 et aujourd'hui nous sommes à un maximum de 250.000 euros contrairement à ce qu'ils disent.
250.000 euros de subventions à ces associations utiles, vous savez sur combien? Sur quelque 160 millions d'euros. [...] On m'attaque pour ce que je suis.» Le journaliste lui demandant s'il s'agit d'homophobie, le maire de Paris a répondu: «Notamment, mais pas seulement. Je suis un homme libre et je suis un homme attentif à toute la diversité de Paris et je constate qu'il y a eu en permanence pendant ces sept ans de la violence dans les propos et dans les arguments.»
Reprochant à Jean-Marie Cavada d'être resté «passif» lors de la réunion dans laquelle est intervenu Ivan Stefanovitch, Bertrand Delanoë a également accusé l'UMP d'avoir «flirté par moments avec un certain nombre d'attitudes plus que déplacées, uniquement pour des raisons électoralistes, pour tenter de conquérir du pouvoir». Mais «que l'on soit de droite ou de gauche, la dignité, le respect, ce n'est pas facultatif en démocratie», a conclu le maire de Paris.
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